Je viens de terminer la lecture de » Lettres aux grandes personnes sur les enfants d’aujourd’hui » de Philippe Meirieu. Un livre très intéressant avec des références à Maria Montessori, Korczak, Maria Deraismes, Freinet…Il compare l’école à une mise « en quarantaine ». C’est très intéressant. On peut lire des annotations dans la marge. Je vous transcris un passage que j’aime bien, une référence à Adolphe Ferrière :
« L’enfant aime la nature, on le parqua dans des salles closes. L’enfant aime voir son activité servir à quelquechose : on fit en sorte qu’elle n’eût aucun but. Il aime bouger : on l’obligea à se tenir immobile. Il aime manier des objets : on le mit en contact avec des idées. Il aime se servir de ses mains : on ne mit en jeu que son cerveau. Il aime parler : on le contraignit au silence. Il voulait raisonner : on le fit mémoriser. Il voudrait chercher la science : on la lui servit toute faite. Il voudrait s’enthousiasmer : on inventa les punitions. (…) Alors, les enfants apprirent ce qu’ils n’auraient jamais appris sans cela : ils surent dissimuler, ils surent tricher, ils surent mentir. » ( » Transformons l’école »-1920)
En conclusion, Philippe Meirieu nous laisse ces quelques mots : « Nous sommes embarqués… » Avec nos enfants, ce n’est pas le moment de quitter le navire. Courage parents que nous sommes même si l’école ne correspond pas forcément à chacun de nos enfants…

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